16.10.2007

Paul Vecchiali à Nice.

Lundi 22 octobre

Cinéma Mercury -Soirée d'ouverture

16, place Garibaldi - Nice 

à partir de 20h00 

Sur invitation

A vot'bon coeur un film de Paul Vecchiali, France. Couleurs. 2004. 35 mm. 93 min.

Avec Elsa Lepoivre, Paul Vecchiali, Mathieu Marie, Béatrice Bruno, Françoise Lebrun, Jacques Le Glou, Marie-Claude Treilhou, Nicolas Silberg, Hélène Surgère, Fabienne Babe, Patrick Raynal.

En présence du réalisateur

Un été, au Kremlin-Bicêtre, deux histoires se télescopent dans un feu d'artifice tragi-comique. Un réalisateur et ses comédiens, qui n'arrivent pas à terminer le film qu'ils ont commencé et qui a été refusé à l'avance sur recettes, assassinent les membres de la commission. Seul le président en réchappe. D'autre part, un Mandrin moderne et muet, en rollers, vole l'argent des riches pour le donner aux pauvres.

"Je voulais que le burlesque avoisine avec l'angoisse (le comment des meurtres), la pédagogie avec le tragique (d'où sort l'Avance sur recettes, comment fonctionne-t-elle) ; et la poésie peut-être avec l'économie (le cinéma dans tous ses états)."

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C'est un brûlot souriant, un attentat tranquille (...) Il signe du même coup un superbe testament du cinéma français des trente dernières années, enfant bâtard de la nouvelle vague et de l'exception culturelle. Indispensable. (Le Nouvel Observateur)

De la légèreté à un lyrisme totalement assumé, Paul Vecchiali enchante avec un sens du désespoir bourré de malice. (Zurban)

Dans "A vot' bon coeur", Paul Vecchiali pulvérise le système cinématographique français. Une charge emplie d'une rage inconsolable et d'un humour ravageur. (Libération)

De la légèreté à un lyrisme totalement assumé, Paul Vecchiali enchante avec un sens du désespoir bourré de malice.

C'est avec un incontestable et impressionnant brio que le franc-tireur Vecchiali brasse éléments autobiographiques, politiques, cinématographiques, sans que jamais cette hétérogénéité n'alourdisse son discours. Superbement transcendée, la forme bricolée d'A vot' bon coeur tend vers un absolu rare, suscitant une émotion profonde, sans charité aucune. (Les Inrockuptibles)

(...) A vot'bon coeur est une autobiographie cinglante (...) Un cinéma en liberté, fauché mais sincère et rageur, où la parodie du muet voisine avec des scènes de comédie musicale, parfois improbables (...) (Le Monde)

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Les origines du film par Paul Vecchiali

 

"Après mon téléfilm Victor Schoelcher, ou l'abolition, j'ai fait pendant deux ans le deuil du cinéma en me vouant à la littérature. La rétrospective que m'a consacré la Cinémathèque française en février 2002 a relance la boule de flipper. J'ai donc, sur les instances de Danielle Darrieux, repris le projet écrit pour elle et Annie Girardot, La Marquise est à Bicêtre. Deux refus consécutifs à l'Avance sur recettes (après les dix-huit précédents) ont anéanti nos espoirs, irrité comédiens et techniciens qui m'étaient proches. (...) Ainsi est née l'idée que je m'implique moi-même dans un nouveau film dont le budget avoisinerait zéro et l'ambition artistique flirterait avec l'infini (?!). Francoise Lebrun m'a donné la dernière impulsion : nous devions nous retrouver vingt ans après Trous de Memoire et, exaspérés, assassiner les membres de la Commission de l'Avance... composée de sourds et d'aveugles ! Il fallait bien, pour que la fiction titille la réalité, parler précisément et concrètement d'un scénario pour lequel je solliciterais l'Avance... Qu'à cela ne tienne ! J'avais dans mes archives les rushes d'un film commencé quelques années plus tôt, resté inachevé pour les raisons classiques : le flouze, le blé, l'oseille, le fric... De plus, je n'avais jamais présenté ce film, La Guèpe, à l'Avance. Pleine fiction donc, avec mes complices (...) pour jouer la comédie de la plénière. Mais je désirais parler d'argent de façon plus générale. Aussi ai-je rajouté cet autre segment : un illuminé (muet comme l'est Monsieur Paul dans La Guèpe) qui volerait les riches pour donner aux pauvres. (...) Et bien sûr, le film terminé, vingt-et-unième refus de l'Avance. La boucle est bouclée ? Non, je continue. J'entre dans la Résistance."

Le site de Paul Vecchiali