08.10.2007

La nuit blanche du cinéma

Samedi 27- dimanche 28 octobre à partir de minuit – Cinéma Mercury

16 place Garibaldi – Nice

L'idée d'une nuit complète de cinéma est venue un peu comme ça, par hasard, au détour d'une conversation. C'est un vieux rêve, avec celui d'une projection en plein air, qui reste toujours dans un coin de nos têtes. Cette année, pour la 9e édition des Rencontres, nous avons décidé de lui donner corps.

Pour les curieux, les courageux, les insomniaques, les enthousiastes, nous vous proposons de finir la semaine par un programme qui commencera à minuit, à la première minute du dimanche 28 octobre et s'achèvera au matin, avec un petit déjeuner pris en commun avec les plus résistants.

Chacun pourra bien sûr décider de la longueur de son expérience et des pauses seront ménagées avec le nécessaire pour soutenir les énergies. Plus importante encore, la composition du programme a été guidée par le souci de ne pas précipiter le sommeil. Cette nuit blanche du cinéma sera placée sous le signe du cinéma de genre avec de la comédie, du peplum et du western.

Nous commencerons par la carte blanche à l'association Héliotrope, organisatrice d'Un festival c'est trop court, avec 6 courts métrages autour de la figure essentielle de l'acteur. Vous y croiserez Gilbert Melki, Jeanne Balibar, Hélène Fillières, Jean-Claude Brialy, Mathieu Amalric, Brigitte Rouan, Jean-François Stevenin, Patrick Chesnais et bien d'autres.

Premier long métrage vers 1h30 avec un peplum parodique italien du populaire réalisateur Steno : Les week ends de Néron (Mio figlio Nerone). Le film date de 1956 et présente un bien curieux empereur.

L'empereur Néron a une idée fixe : être reconnu comme un grand artiste lyrique. Mais le cruel empereur chante vraiment comme... une casserole. Dans le palais impérial, les complots vont bon train. Et les tentatives d'assassinat se multiplient entre Néron, son épouse Poppée, sa mère Agrippine et son conseiller Sénèque. Néron tente de tuer sa mère. Agrippine tente de tuer Sénèque et Poppée. Et ceux-ci ne sont pas en reste : mettant des vipères dans son lit, lui donnant du poison à boire, tentant de couler le bateau sur lequel elle voyage... Mais à chaque fois, elle ressurgit de l'enfer, plus vivante et maléfique que jamais. Mais Poppée, Sénèque et Agrippine décident de faire front commun pour empêcher Néron de chanter. Ce dernier le prend très mal. Blessé dans son orgueil, il décide de faire passer à Agrippine le goût du pouvoir, à Sénèque celui de la réthorique et à Poppée celui des bains au lait d'ânesse. Il décide d'étendre sa colère à sa ville de Rome qu'il est bien décidé à rendre... tout feu tout flammes.

Ce film bénéficie d'une distribution prestigieuse avec un grand de la comédie italienne : Alberto Sordi, deux monstres sacrés : Gloria Swanson et Vittorio De Sica, et une icône du charme en la présence de la jeune Brigitte Bardot. Ajoutons à cela pour les spécialistes la belle Giorgia Moll.

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Après une pause, nous retournerons au court métrage avec une oeuvre inclassable, Confessions dans un bain de Marc Gibaja, réalisé en 2000 et primé à Clermont Ferrand l'année suivante. Le film montre la mise en scène que Paul destine à ses amis qu'il encourage à se confesser dans sa baignoire, devant sa caméra. Petit bijou d'humour et d'originalité à découvrir. Avec Christian Kiappe, Donatienne Dupont et Agathe Bodin.

Suivra un film plus grave, Bouche à bouche de notre ami Louis Dupont, que nous avions accueilli l'an passé. Ce nouveau film a été sélectionné en compétition officielle au Festival de Clermont-Ferrand 2007. Avec Ginette Garcin et Jean-Sébastien Hagneré,

Thomas a un secret. Il a dix-sept ans et il est lycéen à Abbeville. Et ce secret, il pense ne pouvoir le transmettre à personne. Jusqu'au jour où il rencontre dans un cimetière une vieille dame...

La nuit s'achèvera par une véritable curiosité, assouvissement d'un vieux fantasme du président de l'association : la diffusion d'un western italien. Un vrai, un pur, un rare, avec des héros mal rasés, des dollars à dérober, des coups fourrés, des fusillades et des cavalcades. Il s'agit de Poker d'as pour Django (Le due facce del dollaro), réalisé en 1967 par l'illustre quasi inconnu Roberto Bianchi Montéro qui a néanmoins réalisé une soixantaine de films dans les genres représentatifs du cinéma populaire italien de la grande époque : westerns, films d'espionnage, comédies érotiques, documentaires sexy, cape et épée... La belle affiche vous dit tout. Mes sources spécialisées précisent qu'il s'agit d'un film plutôt noir à mi chemin entre les films de Sergio Léone et les films de hold-up. L'histoire d'une bande dirigée par "Mathematicus", un professeur, associé à un pistoléro et à un ancien officier, qui décide de voler un chargement d'or dans un camp militaire. Le film est très peu connu mais semble tout avoir pour être une perle cachée du genre. Ne manquez pas une occasion si exceptionnelle de la découvrir (et de faire ensuite mourir de honte vos amis qui ne l'auront pas vu !).

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 Entrée sur invitation à retirer auprès de l'organisation en fonction des places disponibles.

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